DARWIN est la principale ville et Capitale du Territoire avec ses 78 100
habitants. Elle se trouve dans le Top End, au Nord du Territoire.
La seconde ville importante, qui, elle, se trouve dans le Cœur Rouge est ALICE SPRINGS
Les Aborigènes représentent environ 22 % de la population du Territoire, une proportion plus élevée que dans la plupart des Etats du Sud. La colonisation “européenne" fut aussi
brutale que dans le reste du pays. Les Aborigènes essayèrent vainement de résister à la confiscation de leurs terres.
Au début de ce Siècle, la majorité
des Aborigènes vivaient dans des réserves gouvernementales ou des missions chrétiennes. Certains vivaient sur des Cattle stations (exploitations de bétail), où ils étaient employés comme bouviers
(*), mal rémunérés, ou comme domestiques.
D’autres vivaient en bordure des agglomérations, attirés par le tabac et les aliments, trouvant parfois un petit emploi, mais découvrant le plus souvent l’alcoolisme.
Ceux qui vivaient dans les parties reculées de l’Outback purent préserver leur mode de vie ancestral.
Au
cours des années 1960, les Aborigènes du Territoire du Nord commencèrent à faire valoir leurs droits :
- En 1963, la tribu Yirrkala de la péninsule de Gove protesta contre les projets d’exploitation de la bauxite. Les Aborigènes ne purent pas s’opposer à l’activité minière mais la manière dont ils
présentèrent leurs revendications (objets rituels et peintures sur écorce attestant leurs titre de propriété territoriaux) fit date dans l’histoire.
- En 1966, les membres de la tribu Gurundji de la “Cattle Station” de Wawe Hill se mirent en grève et demandèrent que leurs terres ancestrales, incluses dans la station, leur soient restituées.
Un accord entre le Gouvernement et les propriétaires de l‘exploitation permit aux Gurundji de récupérer 3 238 km2.
- En 1976, l’“Aboriginal Land Rights Act (Northern Territory)” (Loi sur les Droits fonciers des Aborigènes dans le Territoire du Nord) est voté à Canberra. Cette loi permit la restitution aux
Aborigènes de toutes les terres des réserves et des missions, et les autorisa à faire valoir leur titre de propriété sur toutes les terres avec lesquelles ils avaient des liens sacrés, à
l’exception des terres déjà louées, situées dans les villes ou réservées à un usage spécial. Aujourd’hui, les Aborigènes sont propriétaires de presque 50 %
- En 1985, l’“Uluru National Park” (Parc National d’Uluru) est restitué aux Aborigènes, qui le loue au Gouvernement Fédéral pour en faire un Parc National.
(Voir les parties concernant Ayers Rock / Uluru, et les Aborigènes pour plus de précisions)
Les minerais extraits sur des terres
aborigènes sont toujours propriété de l’Etat Fédéral. Mais il faut généralement une permission auprès des propriétaires aborigènes et s’acquitter des droits pour la prospection et l’exploitation
des gisements.
Les lois sur les droits territoriaux dans le Territoire du Nord ont amélioré l’existence des Aborigènes. Ils ont quitté les réserves et se sont réinstaller sur leurs propres
terres et sont retournés à leur mode de vie nomade.
Bien que l’ouverture politique se poursuive et que les Aborigènes soient plus à même de traiter sur un pied d’égalité, il existe toujours un fossé profond entre les deux
cultures. Le racisme des “Blancs” n’a pas disparu et une “entente cordiale” entre les deux communautés est une question de longue haleine.
Toutefois, le “Native Title Act” (Loi sur les titres des Autochtones) voté en 1993 reconnaissant aux Aborigènes la propriété des terres qu’ils ont toujours occupées devrait
contribuer à la réconciliation des deux parties.
Pour ces raisons, entre autres, il est généralement difficile pour un visiteur d’entrer en contact avec les Aborigènes. Cette situation évolue car les groupes aborigènes se
montrent désireux de faire découvrir, partager leur culture, selon leurs propres modalités. Dans l’ensemble, le tourisme sur les terres aborigènes est réglementé.
Les bénéfices pour les Aborigènes sont doubles :
- Le gain financier
- Faire connaître leurs coutumes et leur culture. Ceci permet petit à petit de résoudre les problèmes causés par l’ignorance et les malentendus du passé.