Escale de Vishakapatnam en Inde du 19 au 23 octobre 2007
Voilà, mes 5 jours d’escales sont maintenant terminés, il faut dire
qu’en étant de service le 2ème et le dernier jour ça passe plutôt vite ; les 2 jours où j’ai pu sortir j’en ai profité pour faire une excursion dans la vallée
d’Araku.
1er
jour de l’excursion, debout 06h00, un peu dure après un quart de minuit à 04h00, nous montons dans un premier bus mais celui-ci
s’avère bien trop petit pour les 27 que nous sommes, heureusement les « organisateurs » ont réussit à nous en gérer un dans les 20 mn qui suivaient. Le bus n’est pas un des derniers
modèles Européen et chez nous il aurait depuis longtemps rejoint la casse, les vitres fumées compensent le fait qu’il n’y ai pas de climatisation, l’état des pneu ? je ne sais même pas si on
peu parler d’état tellement ils étaient lisses, on ne compte même plus les couches de peintures ou plutôt de crépis qui recouvrent cette carrosserie multicolore, seul point positif, le confort
des sièges et la place pour les jambes. Nous voilà donc parti pour 4h de routes, la circulation est très
dense pendant notre traversée de la ville et la conduite est complètement anarchique, je pensai avoir vu le pire en Indonésie et bien absolument pas, ici ils ont une conduite qui pour nous
s’apparenterait à une volonté de mourir, je n’ai même pas compté le nombre de fois où j’ai cru que nous allions percuter un autre véhicule, un cycliste ou un piéton, pas d’affolement chez eux,
nous dans les pays d’occident on limite la casse avec des amandes, des radars, des ralentisseurs eux ils font des offrandes à leur véhicule, il est donc très courant de voir des voitures avec des
colliers de citrons et de fleurs sur la calandre, ou des marquages de peintures, identique à ceux qu’ils portent sur le front, sur les pneu et le capots, de la à dire que cela diminue le nombre
de tués sur les routes ???
Nous continuons donc notre périple vers la vallée d’Araku, la
route devient sinueuse à l’approche des montagnes, la vitesse du bus en cote nous permet de prendre des photos des villages bordant la route, c’est très typique toutes ces huttes en pailles, où
les vaches (sacrée en Inde) côtoient les villageois, de nombreux chiens fouillent les poubelles à la recherche de nourriture, ici l’eau n’est pas courante et ce sont les femmes qui s’occupent des
corvées d’eau ou même de bois, tout ceci elles le portent sur leur tête avec un sens de l’équilibre déconcertant et à voir certains chargement elles doivent avoir les muscles du cou bien
développés.
Notre trajet sera ralenti à l’approche d’un village où un accident vient de se produire, un face à face entre un bus est un cyclomotoriste (ben oui je ne dis pas motard car leur cylindrée ne dépassent pas 125cm2 ) sans casque, comme la majorité ici et
sûrement avec peu de frein, l’issue fût fatale.
12h00, nous arrivons enfin à notre hôtel situé à 900m d’altitude,
après une bonne heure d’attente, le personnel de l’hôtel décide enfin à nous donner nos chambres, on ne peut pas dire qu’ils soient débordés par la clientèle nous sommes les seuls, nous devons
sûrement être hors saison ; les chambres sont spacieuses et nous avons une grande terrasse avec vue sur les montagnes, pas d’immeubles, pas trop de circulation de l’air pure, l’hôtel est
assez à l’écart de la petite ville.
14h00, enfin nous pouvons déjeuner, au menu riz, poulet et diverses sauces soi-disant non épicées mais fortes qu’en
même ; après ce repas une sieste s’imposer, non pas dû à un excès de nourriture mais simplement pour se reposer.
15h30, nous décidons d’aller à la piscine, pas celle de l’hôtel
car il n’y en a pas mais celle d’un « complexe » que nous atteindrons après 20 petites minutes de marche, personne, nous avons la piscine pour nous, après quelques sauts un des
responsables nous fera comprendre en nous indiquant la pancarte ‘’interdiction de plonger’’ que ce que nous faisons n’est pas bien, il laissera tomber au bout de 5mn, les sauts et les éjections
aériennes ( figure réalisée en milieu aquatique qui consiste à se faire éjecter par minimum 4 personnes afin d’atteindre une hauteur respectable pour rentrer un salto arrière voir un double ou se
faire un gros plat ) s’enchaînant pendant une bonne heure. Le début de la soirée approche à 18h00 il fait nuit, assis dans la
pelouse bordant la piscine nous buvons une bière pour nous désaltérer ; la lune est bien claire et nous apercevons quelques grandes chauves-souris de passage au dessus de nous. Il est
l’heure de rentrer vers l’hôtel, toujours à pied nous nous arrêtons chez quelques vendeurs afin d’essayer de ramener un souvenir, pas grand chose d’intéressant encore une nouvelle fois pas de
carte postale, nous nous rabattrons sur des gâteaux très proches des sablés bretons très bons et également des cacahuètes et chips pour l’apéro, j’arrive à remplir mon sac à dos pour à peine
1euro.
Arriver à l’hôtel, un feu de camps est prêt à
être allumé, les 100 bières que nous avons commandé
sont là au frais (nous ne savions pas que c’était des 650 ml) plus la glacière que nous avons fait suivre depuis le bateau, nous ne
serons pas à court de boisson. Des enceintes sorties de l’hôtel et un CD de disco (leur choix était assez limité le reste étant de la musique indou) et nous voilà tous à danser autour de notre
feu de camps, la soirée passe on rigole bien on mange un morceau ( riz/poulet), minuit on décide d’aller se coucher, le CD de disco étant essoré et certains d’entre nous aussi, un guide sera
nécessaire pour quelques personnes du groupe afin de retrouver leur chambre.
07h00, tout le monde debout, je descends prendre le p’tit déj est
là je suis blasé, même le matin dans ce pays ils mangent du riz et du poulet, à cette heure du matin même pas la peine d’y
penser, je remonte dans ma chambre et mange mes gâteaux achetés la veille accompagnés d’un jus de pomme ça fera très bien l’affaire.
08h30, nous nous retrouvons tous à l’entrée de l’hôtel où des
jeeps de marque Indienne Mahindra avec chauffeurs ( ou kamikaze ça dépend) nous attendent pour découvrir cette vallée, après avoir accroché nos sacs et la glacière, qui n’était
pas vide, sur les galeries nous partons un peu tassé tout de même en direction d’une cascade, la route
défile mais le rythme de conduite est assez calme, ce qui nous enlève pas la peur de se retrouver avec un autre véhicule en face dans un virage, les photos sont faciles à prendre étant donné que
nos jeeps sont dépourvues de porte, nous quittons la route pour entamer un chemin tortueux et un peu boueux qui nous mènera presque jusqu’à la cascade, le reste du chemin se fait à pied, ça monte
dure à travers les bois, arrivé au pied de la cascade c’est un vrai spectacle qui nous attend, la chute d’eau est assez impressionnante par sa hauteur mais aussi par sa beauté, à mi-hauteur, une
terrasse naturelle et des rochers forment un bassin qui permet aux plus courageux d’aller prendre une douche sous la cascade un peu fraîche tout de même. La descente du retour nous fait croisée
une famille de berger qui balade ses vaches et un petit troupeau d’agneaux tout mignon.
Retour au véhicule pour cette fois se diriger vers la
grotte, l’endroit étant assez populaire dans la région nous rencontrons pas mal de monde et donc beaucoup de voiture, nous avons l’impression que les klaxons ne s’arrêtent jamais,
et oui j’ai oublié de le préciser plus haut mais ils ne conduisent qu’au klaxon, c’est un peu leur moyen de survivre sur les routes même en lignes droites ils klaxonnent, surprenant au début mais
lorsque nous avons vu un tracteur sortir d’un chemin et prendre la route en nous coupant devant le nez on se dit que c’est peut-être utile, ici s’ils tombent en panne de klaxon ils ne peuvent
plus conduire, trop dangereux, c’est le seul point commun que nous ayons avec eux en ce qui concerne la sécurité, nous c’est contrôlé au Contrôle technique mais chez eux ils ne roulent pas sans,
on pourrai comparer ça à du saut en parachute sans parachute sinon.
Revenons à la grotte, bel endroit mais beaucoup trop de monde, on ressort pour s’installer à la terrasse d’un restaurant dont
je ne vous citerai même pas le menu tellement vous pouvez le deviner, on se nourrit donc; en contrebas de la terrasse des singes ramassent la nourriture jetée, et oui l’endroit n’est pas très
propre.
Nous repartons en direction du bateau, 4h de route nous attendent, arrivé dans la ville de Vishakhapatnam ça se complique un peu, nos chauffeurs ne connaissent pas la route pour rejoindre le port militaire, nous mettrons
quelques temps à arriver et à 17h30 nous y serrons.
Ce fût une escale de découverte, certes en 2 jours nous ne pouvons pas tout voir mais c’est un bon aperçu tout de
même.
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